Banc d'essai · simulation de la partie vélo
Charge n'importe quel GPX, décris ton vélo et ton athlète, et le modèle convertit chaque choix en secondes sur ce parcours. Puis il cherche la répartition de puissance qui te fait arriver le plus tôt.
Ou dépose un fichier .gpx n'importe où sur la page. Il est lu et analysé dans ton navigateur : ton parcours n'est envoyé nulle part.
Profil
Le relief est peint avec le gain du casque sélectionné. Bleu glacier : le casque travaille. Orange solaire : il ne sert presque à rien, ou il te coûte.
Athlète et matériel
Le CdA de référence décrit l'athlète sur les prolongateurs, avec vélo de CLM, roues carbone 50 mm et casque route ventilé. Les choix ci-dessous s'ajoutent ou se retranchent à cette base. La position est le réglage le plus lourd de tous : le pilote fait 70 à 80 % de la traînée, et passer des prolongateurs aux cocottes coûte plus que tout le matériel réuni.
Casque de référence
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Mesure
Le CdA est le paramètre le plus incertain de tout le modèle, et le seul qu'on ne peut pas deviner. La méthode de l'élévation virtuelle l'extrait d'un test terrain : à partir de la puissance et de la vitesse, on reconstruit la pente que l'athlète a dû gravir, on l'intègre en un profil d'altitude, et on ajuste le CdA jusqu'à ce que chaque tour se referme sur lui-même. Il faut un fichier .fit avec puissance — un GPX nu ne suffira jamais.
Masse, Crr, rendement de transmission et conditions ambiantes sont repris tels quels de la section « Athlète et matériel » ci-dessus. Décris-y le vélo et les réglages utilisés pendant le test : rien ne se saisit deux fois.
Ou dépose les fichiers ici. Tout est analysé dans ton navigateur.
CdA mesuré
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Charge un fichier pour lancer la mesure.
Gains marginaux
Chaque ligne est rejouée sur ce parcours en basculant ce seul réglage, tout le reste inchangé. L'ordre n'est donc pas universel : il dépend de ta config, de ton allure et du profil. Ce qui ne change pas, c'est la hiérarchie générale — le textile et le corps écrasent la transmission, et le gratuit rivalise souvent avec le cher.
Les valeurs marquées reposent sur des mesures indépendantes répétées. Les autres viennent surtout des fabricants ou restent dans le bruit de mesure — traite-les comme des hypothèses. Les gains aérodynamiques ne s'additionnent jamais tout à fait : deux éléments qui perturbent le même écoulement se recouvrent. Le modèle sature la somme, ce qui explique que la valeur d'une ligne diminue à mesure que tu en actives d'autres.
Allure
À puissance normalisée constante, pousser dans les montées et se relâcher dans les descentes fait gagner du temps — jusqu'à un certain point, parce que la NP pénalise la variabilité et que la traînée punit la vitesse au cube. Le simulateur balaie les stratégies et trouve le creux. Attention à la comparaison avec la puissance constante : elle repose entièrement sur l'hypothèse que la NP mesure bien le coût physiologique. Le tableau affiche les kilojoules des deux plans pour que tu voies qu'ils ne sont pas équivalents à toutes les aunes.
Plan de puissance
| Pente | Watts | % FTP | km/h | Durée |
|---|---|---|---|---|
| Lance la recherche pour obtenir le plan. | ||||
Casques
La barre montre le gain aérodynamique brut ; la portion orange est ce que la chaleur reprend là où tu roules lentement. Ce qui reste en bleu, c'est le bilan net. La masse du casque est comptée dans le total. Clique une ligne pour la voir sur le profil.
Le croisement
Le bon compromis se trouve en haut à droite. Le diamètre du point est le bilan net dans le scénario courant.
Méthode et limites
Le GPX est ré-échantillonné tous les 25 m. L'altitude est lissée, parce que le bruit de mesure gonfle énormément le D+ : sur Nice, 2 420 m brut contre 1 250 m au réglage par défaut. Ce dernier chiffre recoupe les 1 187 m de Ride with GPS et les 1 220 m d'OpenRunner, et la pente maximale qui en résulte (13 %) correspond aux relevés publiés du Col de Vence.
C'est le réglage le plus influent de tout l'outil : passer de 25 m à 1 000 m de fenêtre change le chrono de dix-sept minutes. Vérifie-le contre une source externe avant de te fier aux temps absolus.
La vitesse maximale en virage vient du rayon de courbure réel, avec anticipation du freinage à 3 m/s².
C'est le réglage le plus lourd de l'outil, parce que le pilote fait 70 à 80 % de la traînée. Le menu « Position » fixe ton point de départ sur une échelle à quatre crans — prolongateurs, creux du cintre, cocottes, redressé — qui vaut 0, +0,040, +0,085 et +0,120 m² de CdA.
La pente te fait monter cette échelle, jamais descendre : un cran au-delà de 3 %, deux au-delà de 6 %, plafonnés au dernier. Un casque à longue queue perd alors presque tout son avantage.
Le sélecteur de cadre, lui, ne porte que la ferraille : +0,008 pour un cadre de route aéro, +0,015 pour un cadre classique. C'est peu, et c'est normal — l'écart entre un CLM et un vélo de route ne vient pas du cadre, il vient de ce que le cadre fait faire à ton corps. Changer de vélo ramène donc la position à celle qu'on tient ordinairement dessus ; à toi de la corriger si tu roules avec des prolongateurs clipsés.
Les Δ CdA du matériel comme des positions sont des ordres de grandeur tirés des tests soufflerie publiés. Compte ±30 %.
Les Crr affichés sont des valeurs route, pas des valeurs sur tambour. Un GP5000 S TR mesure environ 0,0027 sur rouleau lisse, mais les pertes par vibration sur bitume réel amènent le chiffre utile autour de 0,0040.
La contrainte est la puissance normalisée, pas la puissance moyenne — c'est ce qui rend le problème non trivial et crée un vrai optimum.
Le modèle ignore la fatigue accumulée et ne sait rien de ta capacité réelle à tenir une puissance donnée en côte. Le plan proposé est un point de départ, pas une prescription.
L'écart affiché sous le CdA mesuré est une répétabilité : la dispersion entre tes tours. Il ne voit pas les erreurs systématiques, et la première d'entre elles est le vent. Une brise de 7 km/h — celle qu'on ne remarque pas — gonfle le CdA apparent d'environ 4 %, et l'aller-retour ne la compense pas, parce que la traînée varie comme le carré de la vitesse.
Autrement dit : une mesure peut être très répétable et fausse. Le mode souple, lui, cherche la signature du vent dans les caps et corrige ; le protocole strict, non — il compte sur toi pour choisir un jour calme.
Le coût thermique est une estimation, pas une mesure. L'étude de référence (Lee, 2013) n'a trouvé aucune perte de puissance à 30 minutes ; personne n'a testé une heure de col à 11 km/h suivie d'un semi-marathon.
Pas de vent, pas de drafting, pas de relance après virage au-delà de l'inertie, pas de fatigue. Le vent en particulier peut peser plus lourd que tous les choix de matériel réunis.